La pression, c’est un mot que l’on utilise à toutes les sauces ici sur le Tour de France à la voile! Le soir avant dîner  "veux-tu une petite pression?", sur l’eau en stratégie "où est la pression?", de nouveau  à terre, ne pas avoir la pression ! 
En ce qui me concerne, aujourd’hui je l’ai la pression ! Je me suis blessé au genou, et j’ai peur de ne pas être au niveau de l’équipe, de handicaper cette belle équipe pure beurre. J’ai aussi un peu peur que l’équipe ressente la pression de notre deuxième place au général en allant sur l’eau demain. 
La gestion de la pression est un sujet intéressant pour tous les sportifs. Il faut savoir dealer avec elle, faire des compromis avec elle, savoir l’utiliser… Plus je vieilli et plus j’ai l’impression de l’apprivoiser et pourtant elle me semble indomptable…
On verra bien demain…
Sinon, je suis fier de notre groupe. On navigue bien, on a encore des voies de progrès, ce qui est une bonne nouvelle. On a des individualités différentes qui se mêlent bien… 
 
Finalement, un solitaire comme Nico est plutôt bon pour créer un groupe humain ( avec des hauts, des bas et des ajustements nécessaires…) en plus de ses qualités véliques . C’est une science de souffler le froid quand l’euphorie est là et de souffler le chaud dans les moments difficiles…
 
Gilles Favennec, équipier du M34 Bretagne – Crédit Mutuel Elite